Alors voilà, je suis tombé un peu par hasard sur le blog d’un ancien pote de collège qui, je viens de l’apprendre, est aux zétazunis depuis un moment d’ailleurs! Je vous invite à aller voir ses mésaventures sur son site afin de découvrir NY vu par un frenchie parisien. Tout ça, ça m’a rappelé que je ne vous avais même pas parlé de mes deux visites à Milan.
J’y étais allé une première fois il y’a… quelques mois pour… quelques jours. J’étais en perms (et donc encore militaire) et j’avais décollé de Toulouse, tout ça, sans aucun retard ce qui n’est pas forcément le cas systématiquement… Mais nous y reviendrons plus tard. Décollage vers 15h, arrivée prévue vers 20h, de mémoire. J’arrive avec 10mn de retard, après une escale laborieuse à Charles De Gaulle, où j’ai failli à la fois me perdre et rater ma correspondance! Mais tout va bien, je suis bien dans l’avion. Cool! La gentille hôtesse parle même en français et ça, c’est cool. À part “pizza”, “ti amo” et “vivo per lei”, je touche pas une bille en italien, mais, de toute façon, dans les aéroports, personne ne parle la langue locale, uniquement l’anglais donc ça devrait bien se passer. Le vol arrive donc avec à peine 10mn de retard mais les bagages avec 30… La prochaine fois, c’est décidé, je ne les attends pas!
Finalement tout se passe bien, ma chérie s’impatiente mais est bien là elle aussi et on va chez elle. Trop bizarre ça… ça s’appelle Milan Malpensa mais en fait c’est à presque une heure de route de Milan…! Mouai… Dehors, le déluge est au rendez-vous et je tombe de haut. Bein oui, j’avais toujours cru que l’Italie (avec l’Espagne) était le pays méditerranéen par excellence et que, forcément, il y faisait toujours beau! De toute façon, je suis trop occupé à me marrer parce que j’ai vu un truc qui m’a vraiment surpris: l’urbanisation. Là-bas, on trouve sans problème des immeubles juste à côté des champs! Moi qui pensais que l’Italie c’était comme la France version méditerranéenne où l’on parlait italien…! Nous sommes enfin arrivé et tout me paraît si différent. Je n’ai même pas encore côtoyé la barrière de la langue que je me sens un peu perdu. Heureusement, Tania est là pour me rassurer et tout va bien jusqu’à ce que… je rencontre ses parents! Alors là, gros moment de fou rire. Ils ne parlent pas un mot d’anglais, moi toujours pas italien depuis ma descent de l’avion et du coup elle doit faire l’interprète, et ce, pendant toute la durée de mon séjour. Au moins, le contact passe bien!
Plus tard, je rencontre ses amies et là, même problème. C’est même plus ennuyeux parce que, à cause de ça, je ne comprends pas les blagues qu’elles racontent. Tant pis, on fera avec. Au moins, je serais entouré de nanas pour la soirée, et donc, tant pis pour ce qu’elles racontent! Mais ça a l’air rigolo quand même. Le lendemain, et très certainement la chose qui m’a le plus impressionné lors de mon séjour: San Siro! Ce stade il est tout simplement incomparable avec les stades français. nous n’avons pas pu faire un vrai pèlerinage à l’intérieur mais d’extérieur, on avait vraiment l’impression de voir une arène! J’imagine même pas la sensation de fouler la pelouse avec le maillot du Milan AC sur le dos. Le lendemain Tania a la bonne idée (parce qu’elle en a plein des bonnes idées) d’aller passer 2 jours dans la maison de campagne de ses parents, au moins on sera au calme et rien que tous les 2…
Direction la frontière suisse dans une maison situé dans les Alpes, surplombant un lac à 20mn de route du pays helvétique. Si le paradis existait ça serait presque là. Y’a quand même des neiges éternelles là-bas, plutôt craignos. À notre retour, je dis à ses parents que, la prochaine fois, on pourra parler ensemble parce que je vais me mettre à l’italien…
Mais il est déjà bientôt l’heure de rentrer en France et… je suis en retard pour prendre l’avion. Non pas parce que nous sommes parti trop tard mais parce qu’il y avait trop de monde à l’aéroport. De toute façon, je m’en fou, la vendeuse de semblant de croissants a dit que j’étais américain (j’ai rien compris mais c’est Tania qui me l’a dit) et il est donc de mon devoir de faire chier mon monde. De toute façon, j’étais pas le dernier du vol!
Grâce au baptême de ce week-end à côté de Cannes, j’ai pu aller voir beau-papa et belle-maman et là, surprise pour eux: on parlait la même langue! Enfin eux parlaient et j’essayais de répondre comme je pouvais mais je suis plutôt content de moi. Mais s’il y a bien une chose à retenir de cet aller-retour à Milan (j’y suis resté moins de 24h), c’est le train. Là-bas, quand vous voyagez avec un billet pour un train qui fait le même parcours mais avec un horaire différent, ça vous coûte 80€, même si le billet n’en vaut que 30! Et apparemment, même pas moyen de se faire rembourser l’autre! Autant voyager sans billet là-bas! Par un malin subterfuge, j’ai quand même réussi à ne pas payer. Il faut quand même avouer que tout est fait pour vous faire croire que vous en avez pour votre argent: les trains sont plus confortables et surtout, je n’ai pas eu à faire à Dédé dit “l’ancien”, barbu et qui sent le tabac froid depuis plusieurs wagons. Là-bas vous avez le choix de vous faire aligner par une très jolie brune, certainement pour ce fameux côté méditerranéen dont je vous parlais plus tôt, ou une très jolie blonde, sûrement pour ne pas dépayser les touristes venus du nord. En plus, elles parlent même anglais! C’est fort quand même!
Tout ça pour dire que, malgré les idées que je me faisais de ce pays, l’Italie n’est pas la France version méditerranéenne où l’on parle italien parce que c’est juste à côté mais il y a vraiment un autre état d’esprit, complètement différent. Plus de type niçois sans pour autant l’être… Je pense qu’y aller pour quelques temps, ça va, y vivre, moins. Je reste un fervent supporter de ma Gironde. Même s’il s’agit d’un pays limitrophe et qu’on puisse avoir tendance à se dire que, de toute façon, c’est à côté et que ça sert à rien d’y aller, je vous conseille malgré tout d’y faire un tour pour pouvoir comparer parce que, de toute façon c’est à côté!